logo Gong-Fu Valais
 
Bienvenue sur le site Gong-fu. Vous trouverez toutes les informations relatives au club et sur les différentes disciplines enseignées. Bon surf !     

Les généralités du Kung-Fu

Kung-fu, le casse-tète chinois

Kung-fu signifie « l’œuvre de l’homme », qui n’est pas comme on se l’imagine le nom d’une méthode de combat, mais veut dire « habileté », « qualité » ou plutôt « degré de perfectionnement atteint ». C’est un terme général – moderne et popularisé par le cinéma – pour décrire l’ensemble des techniques de combat chinoises, avec ou sans armes. Le mot officiel est wushu « technique martiale », et il en existe encore d’autres.
Et les styles ! Il y en a quatre cents, plus environ 2000 variations plus ou moins recensées ! Toute tentative méthodique de classification tient du casse-tête chinois. Voici, très schématiquement, les trois plus courants.

  1. Les pieds au Nord, les poings au Sud


  2. Nomades et cavaliers, les Chinois du Nord auraient préféré les mouvements amples, le combat à distance, les bonds. Un coup de pied sauté pouvait désarçonner un cavalier. Ces styles sont considérés comme « long ». Tout est basé sur l'amplitude du geste et sur la longueur des coups, tel le Kung-fu du Long Poing (Chang Quan) Au Sud, en dessous du fleuve Yangzi Jiang (Chang Jiang), c'était le contraire. Les pêcheurs ou cultivateurs devaient se mouvoir dans des terrains glissants (rizières, marécages). Ils étaient solides sur leurs jambes et développaient des bras forts. Leurs styles (Wing Chun, Grue Blanche, etc.) sont puissants et percutants, destinés au combat rapproché. Mais cette séparation Nord-Sud est très contestée. On lève aussi les jambes au Sud, et au Nord les artistes des pieds ne sont pas manchots.


  3. Styles externes et internes


  4. Les styles externes, tel les Kung-fu Wing Chun et Grue Blanche (Bai He), commencent par travailler avec le corps physique et les formes. C'est la répétition des mouvements qui amène à la sensation juste. Les styles internes, tel le Tai-Chi-Chuan (Taijiquan), sont basés sur l'emploi minimum de la force physique. L'accent est mis sur l'emploi de l'intention (Yi) et de l'énergie dite interne (Chi). Cependant, il existe un dicton populaire qui dit que toute disciplines externes va vers l'interne et vice versa.


  5. Styles durs, souples et combinés


  6. Dans les styles durs, la force s'oppose à la force, même si les esquives sont pratiquées. Le corps est conçu comme une statue rigide qu'il faut casser avec un marteau, comme le Kung-fu du Tigre. Quant aux styles souples, l'attaque est évitée, la force est déviée ou renvoyée vers celui qui la transmet. Les mouvements sont principalement circulaires. C'est l'image du serpent qui évite le bec du héron. Le corps est conçu comme une masse liquide qu'il faut secouer, des jambes aux mains. Les frappes sont semblables aux coups de fouets. Le Tai-Chi-Chuan (Taijiquan) fait partie de cette catégorie. Mais là non plus, les compartiments ne sont pas étanches : ce sont les styles combinés, dit durs-souples. Ils combinent les deux notions citées plus hauts. Ce sont des styles très vifs et très cinglants. Les frappes sont semblables à un bout de rotin. Les Kung-fu Wing Chun et Grue Blanche font partie de cette catégorie.
copyright 2007 : Gong-fu - Sion Valais Suisse     webmaster : Alain Schlotz